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Cognition

Le mot « déprimé » ou « avoir le blues », utilisé au quotidien, ne doit pas être confondu avec la « dépression » ou « troubles dépressifs ».

Alors, comment faire la distinction ?

Deux questions simples à se poser

  1. Durant les deux dernières semaines, vous êtes-vous déjà senti faible, déprimé ou sans espoir ?
  2. Durant les deux dernières semaines, avez-vous déjà ressenti peu d’intérêt ou de plaisir dans votre vie quotidienne ?

Si vous avez répondu « oui » à ces questions, vous souffrez peut-être de dépression, l'un des symptômes les plus courants de la SEP.

Les troubles dépressifs sont des symptômes courants. Ils peuvent survenir chez la moitié des patients atteints de sclérose en plaques. Tristesse, sentiment de honte ou de culpabilité, auto-dévalorisation sont des exemples de symptômes fréquemment rencontrés.

La dépression, une origine complexe

Pourquoi suis-je déprimé.e ? L’origine exacte des troubles dépressifs n’est pas clairement connue. Les lésions du cerveau liées à la SEP, une prédisposition génétique, ou encore des expériences de vie personnelles jouent un rôle dans la dépression.

Beaucoup de personnes atteintes de SEP doivent relever de nouveaux défis dans la vie quotidienne qui peuvent impacter leur humeur, leur estime de soi, leur motivation… La fatigue, un symptôme qui touche une grande majorité des personnes atteintes de SEP, pourrait également exacerber les troubles dépressifs.

La dépression : à quel stade et dans quel type de SEP ?

A vrai dire, tous ! En effet, les troubles dépressifs peuvent survenir à n’importe quel stade de la maladie. Cependant, certaines études indiquent que leur fréquence est accrue lors de l’apparition de nouveaux symptômes, au cours des rechutes ou plus tard lors de la progression de la maladie.

La dépression n'accroît pas le risque de poussée mais elle peut accentuer certains symptômes, comme les troubles cognitifs (càd les difficultés de concentration ou de mémoire).

Dépression, savoir demander et recevoir de l’aide

Si vous pensez avoir des troubles dépressifs (vous êtes triste, vous ne prenez plus aucun plaisir dans votre activité préférée, vous n’avez plus d’appétit, vous vous sentez inutilement coupable…), il est temps de parler avec votre neurologue ou médecin généraliste qui vous référera à un professionnel de la santé mentale (psychologue ou psychiatre).

La dépression n’est ni une « faiblesse » ni un « défaut de caractère ». Elle ne peut être surmontée par la simple volonté mais nécessite des traitements efficaces (médicaments) et un accompagnement par des professionnels de santé (psychothérapie).

La thérapie médicamenteuse seule ne suffit pas pour prendre en charge la dépression, elle doit être combinée avec de la psychothérapie (ou conseils). Ce type de prise en charge permet d'apprendre à s'adapter à la situation, d’établir des objectifs, de gérer des émotions…Elle peut se faire en petit groupe, seul, en cabinet ou par téléphone.

Et ce n’est pas tout ! Il n’est plus à prouver que l'exercice physique a un impact positif sur l'humeur ainsi que sur le bien-être physique. Alors à vos chaussures de sport !

Dernière piste, et non des moindres, pour combattre la dépression : la méditation ou tout autre technique visant à promouvoir la pleine conscience (= attention à l'expérience du moment présent, y compris sensations, pensées et émotions), auraient un impact positif sur la dépression, l'anxiété, la fatigue, le stress et la qualité de vie. Pensez à vous relaxer, quelques minutes peuvent suffire et des applications sur smartphone peuvent vous être conseillées pour vous aider !

Alors, vous êtes prêt.e à retrouver le sourire ?

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